6 septembre 2017 / 18 Fructidor de l'an CCXXV
Max Croutons
Vous voulez rendre l'homme meilleur ? Facile, changez sa nature ! Les religions et le communisme version cccp s'y sont essayés et ont échoué. Bon, alors exit l'homme meilleur et la société meilleure. Tenons nous en à rechercher une organisation sociale moins pire. Si l'objectif vous parait modeste, arrêtez la tv et l'interniais, ils tuent vos neurones et vous maintiennent dans l'illusion. Vouloir réguler l'action dévastatrice de l'homme pour tenter de préserver la diversité du vivant de la petite planète et réunir les conditions pour éliminer les malheurs les plus criants – pauvreté, maladie, exclusion - qu'une partie de l'humanité inflige en toute bonne conscience à une autre partie sont des objectifs inatteignables. Dont acte.
Mais enfin rien n'interdit d'essayer.
La logique financière des tartuffes : changer la merde en or
Par exemple en circonscrivant, à défaut de les exiler, les écornifleurs, pique-assiettes, pillards, profiteurs, agioteurs, boursicoteurs, accapareurs et trafiquants invités au grand banquet des marchés financiers à découvrir la nouvelle pierre philosophale : changer la merde en or.
Selon Keynes, un bon système financier est celui qui permet la mobilisation de ressources efficaces pour changer les pierres en pain. L'illusion financière promue par les idéologues ultra-libéraux et mise en pratique par les élites d'une majorité de pays est un système financier qui permet la mobilisation efficace de ressources pour changer le pain en pierre. Rendons-leur hommage, leur réussite est mondiale : il n'y a jamais eu au cours de l'histoire humaine autant de pognon dans le monde et autant de servitude imposée à la multitude. Comme si l'un n'allait pas sans l'autre. Ouvrons une parenthèse :
[Imaginez un instant l'industrie automobile qui ne paierait pas son acier, ou la centrale électrique son fuel, ou le boulanger sa farine. Le système bancaire, lui, est dans cette situation. Les banques commerciales se refinancent auprès des banques centrales en payant… 0% d'intérêt. Elle est pas belle, la vie ? Mieux que la télé, c'est dire s'ils sont forts ces banquiers. Car la monnaie est la matière première des banques qui l'achètent sur le marché de gros (banques centrales, marchés interbancaires) pour la revendre au détail. Elles achètent à 0% ou presque et elles revendent à 4 ou 5%. Résultat : 4 à 5% de marge, sauf que. Sauf qu'en présentant les choses de cette manière, les banquiers font de la communication. La comm, coco, beaucoup est là. En effet, l'on est tenté de comparer ces 4 à 5% de marge aux 20, 30, 40 ou 50% de marge d'un vendeur de tomates ou de carrelages et finalement de conclure qu'il n'y a guère d'exagération ou d'enrichissement facile. Présentons la chose autrement : un vendeur achète ses tomates au marché de gros à un prix de 2€ le kg. Il les revend au détail à 4€ le kg. Résultat : il fait 2€ de marge brute, soit l'équivalent de 100% de son prix d'achat. Un banquier achète son argent (il appelle ça sa ressource) à 2% de taux d'intérêt, c'est-à-dire qu'il emprunte à un taux de 2%. Il reprête tout de go cet argent à un taux de 4%. Le banquier dit : je fais une marge brute de 2%. Or le banquier oublie de dire que cette marge brute représente… 100% de son prix d'achat, tout comme notre vendeur de tomates. Dès lors, quand les banques centrales shootent le système financier à la cocaïne de l'argent pas cher (elles appellent cela une politique de Quantitative easing[1]), elles fournissent aux banques de la monnaie qu'elles facturent 0% ou 0,5%. Prenons 0,5% comme base du coût de l'argent pour un banquier. Celui-ci revend à 5%. Sa marge est de 4,5% soit 9 fois le coût de sa ressource. Et 9 fois le coût, cela s'exprime par 900% de marge ! Si les banques centrales refinancent les banques à 0%, la marge des banksters est alors mathématiquement… infinie. Sortez vos mouchoirs. Fermons la parenthèse. ]
De la servitude volontaire
Revenons à notre servitude d'avant la parenthèse : nul besoin de décrire celle induite par la pauvreté, la maladie ou l'exclusion sociale. Elle vous crève les yeux tous les matins lorsque vous partez travailler. Pour ceux qui travaillent. Non, la servitude intéressante à étudier est la servitude volontaire, celle qui, d'un côté, a poussé une multitude à accepter de gagner un tout petit peu moins afin qu'une infime frange gagne infiniment plus et, d'un autre côté à compenser ce manque par un endettement présenté et vendu comme supportable. Ce faisant, la dette entretient et approfondit la servitude pour aboutir à une acceptation par avance de l'effort à venir. Retour à la case départ et prêt pour un nouveau cycle. En bon produit télévisuel, vous ne croyez que ce que vous voyez ? Observez l'évolution du rapport entre l'épargne et l'endettement aux USA à différentes périodes :
Ratio Épargne / Endettement aux USA 6 Source Le Monde du 25 mai 2009
1920 ===== 1 à 4
1960 ===== 1 à 7
1990 ===== 1 à 11
2000 ===== 1 à 38
2008 ===== 1 à 300
En 1920, en face de chaque dollar épargné, on trouvait un encours de crédit de 4 dollars, ce qui est déjà considérable. En 2008, en face de chaque dollar épargné, on trouve un encours de crédit de 300 dollars. Comme le faisait remarquer fort justement le journaliste du Monde qui présentait ces chiffres, ce n'est plus vivre au dessus de ses moyens, c'est vivre indépendamment d'eux.
Il y a deux écoles : l'une organise la société en posant que tout ce qui n'est pas explicitement interdit est permis. La seconde est plus dirigiste et affirme que tout ce qui n'est pas explicitement permis est interdit. La première parait raisonnable en ce sens qu'elle est manifestement plus apte à favoriser la liberté de création, sauf que. Sauf que s'il se vérifie que le groupe d'individus dont la responsabilité est d'explicitement dresser la liste des interdits est sous contrôle de ceux qui, revendiquant la liberté de création, s'autorisent à mener des actions prédatrices, alors la règle n'est plus équitable.
Tu t'demandes à qui ça sert
Toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu'on veut te faire jouer
Les yeux bandés[2]
Les tartuffes ou l'autocorrélation des erreurs
Comment en est-on arrivé là ? La chose est complexe et les raisons multiples. Un élément explicatif à ne pas négliger, c'est la comm coco ! Notre organisation sociale forme des faiseurs d'opinion, intoxiqués eux-mêmes par l'illusion qu'ils contribueront à semer. Qui sont-ils ? Tout en haut de la pyramide, l'on trouve ceux qui font officiellement fonction de faiseurs d'opinion : hommes et partis politiques, syndicats, journalistes, penseurs et intellectuels, lobbyistes et publicitaires. Normal, sauf que. Sauf que l'indépendance de ces individus les uns par rapport aux autres n'est qu'une illusion. S'ils étaient réellement indépendants et que leurs analyses convergent vers un diagnostic identique, la confiance que nous leur accorderions serait forte. Mais il s'avère que le taux de consanguinité de ces individus est élevé : consanguinité patrimoniale, consanguinité sociale, consanguinité géographique, consanguinité des études et de l'éducation. Résultat : une erreur formulée par l'un deux est répétée par tous, et cette répétition par des gens de référence et perçus comme distincts lui confère la force de la vérité. En analyse statistique, le phénomène est connu et nommé « autocorrélation des erreurs ». Celle-ci survient lorsque les erreurs sont liées par un processus de reproduction (et qu'attendre d'autre d'une consanguinité qu'une reproduction des comportements ?). Dans le domaine statistique, des tests permettent de détecter l'autocorrélation des erreurs, mais qu'en est-il de notre groupe d'individus ? Quelle méthode employer pour détecter la reproduction de leurs erreurs ? Ben c'est facile. Vous vous carrez pendant 1 semaine sans discontinuer devant la boite à images (tv ou ordinateur ou smartfon connecté sur un zéro social spécial vanité, type Twitter X). La première heure, vous choisissez un individu de notre groupe référent. Votre cible, c'est lui. Puis pendant une semaine, vous le traquez, d'une chaine à l'autre, d'une émission à l'autre, d'un article à l'autre. Vous observez son agenda, son facebook, son twitter X, son blog et notez les personnes qu'il rencontre ou qui l'interviewent. Vous vous apercevrez rapidement qu'il navigue en terrain connu et que les membres du petit groupe qu'il a rencontrés, à son tour s'auto-invitent les uns les autres. Et tout ça fait du bruit, le bruit médiatique. On dit le buzz. Comme disaient les anciens, si l'on en parle tant, c'est que ça doit être vrai. Ceci est une consanguinité visible puisqu'elle s'étale dans l'enclos médiatique. D'autres préfèrent agir plus discrètement mais non moins efficacement. Ce sont les tartuffes.
Mais je hais les cafards et la race hypocrite
Des tartuffes de murs, comédiens insolents,
Qui mettent leur vertu en mettant leurs gants blancs[3]
Les gants blancs des tartuffes
Les gants blancs des tartuffes de Musset portent aujourd'hui des cols blancs. Ne résistons pas. François Hollande au Bourget le 22 janvier 2012 : « Mon adversaire, c'est la finance ».[4] On va voir ce qu'on va voir. Ça va chier ! Et on a vu. On a vu une cohorte d'énarques se retrousser les manches pour séparer les banques de dépôt et les banques d'affaires. En bon petit soldat de l'ENA, ils ont assimilé le triptyque thèse, antithèse, synthèse et l'appliquent. Leur thèse : séparer banque de dépôt et banque d'affaire. L'antithèse, les garder réunies. Comment procéder ? Il suffit d'interroger les tenants de l'antithèse afin de faire une synthèse. Qui sont les tenants de l'antithèse ? Eh bien, les banquiers, pardi ! En France, ils parlent de banque universelle, histoire de justifier par avance l'indistinction à maintenir entre banque de dépôt et banque d'affaire. Quelle particularité intéressante ont nos banquiers ? Dans leurs équipes, on trouve facilement des anciens de l'ENA. En effet, dans la grande fonction publique, la progression de la rémunération est significative au début de la carrière mais tend à plafonner au bout, disons de 10 à 15 ans. C'est la raison pour laquelle nos énarques filent à ce moment-là vers le privé où les rémunérations des élites, comme chacun le sait, ne sont pas assujetties à de tels boulets hérités d'un passé obscurantiste. Ainsi des énarques qui n'ont pas encore sauté le pas vers le privé vont rencontrer d'autres énarques qui ont déjà franchi le Rubicon et qui les aideront bientôt à faire de même. Et qui leur font rapidement comprendre tout l'intérêt de conserver notre système de banque universelle envié par le monde entier. C'est ainsi que les banquiers ont littéralement dicté à l’État un texte de loi cosmétique qui ne fait que filialiser les activités de marché. Selon le patron de la Société Générale, seuls 0,75% des revenus de sa banque seront impactés par ce texte, c'est dire si ça l'empêche de dormir ! Consanguinité, vous dis-je.
Mais au fait, pourquoi vouloir séparer ces activités de banque ? Il faut savoir que lorsqu'une banque vous fait un prêt pour la maison de vos rêves, elle n'a pas 1 € de disponible pour vous. Tout est déjà placé. Que fait-elle ? Elle s'adresse à la Banque Centrale pour se refinancer, c'est-à-dire qu'elle emprunte à la Banque Centrale pour ensuite vous reprêter. Vous construisez votre maison, le PIB augmente indiquant une augmentation de la richesse de la nation. La création de monnaie par la Banque Centrale s'est traduite in fine par une augmentation de la richesse du pays. Jusque-là tout va bien. Mais imaginons que dans le bureau d'à côté, un monsieur bien propre sur lui, employé de banque de son état et répondant au doux nom de trader[5], a une idée de placement lumineuse. La seule chose dont il a besoin, c'est justement la somme à placer. Bien entendu, si son idée s'avère moins géniale que prévue, le placement sera susceptible d'être perdant. C'est ce que l'on appelle une activité spéculative. Les banquiers parlent eux de banque d'investissement, terme beaucoup moins péjoratif qui tend à cacher que le produit de l'investissement ira dans leur poche (ils disent pour compte propre) et non dans celle de la communauté. Donc notre trader a besoin d'argent. Que va-t-il faire ? Il va le demander à la Banque Centrale qui, ne faisant aucune différence entre financer l'économie réelle (votre maison) et financer un placement pour compte propre (la spéculation du trader), va s'exécuter. Et pourquoi les pontifiants de la Banque Centrale ne font aucune différence ? Ben c'est évident, ils ont devant eux un bloc indistinct qui s'appelle la banque universelle. Ils refinancent une banque qui fait ce qu'elle veut des sommes ainsi empruntées. Cela ne les regarde pas. Ponce Pilate, va. Vous qui avez construit votre maison et le banquier qui a spéculé avez un point commun : vous êtes tous deux assurés. Si votre maison brûle, l'assurance vous remboursera. Si le banquier fait un mauvais placement, son assurance le remboursera. Sauf que. Sauf que l'assurance du banquier, en dernier ressort, quand tout va mal n'est autre que l’État. C'est-à-dire vos impôts. Le banquier fait mumuse, s'il gagne, c'est pour lui, s'il perd, c'est pour votre pomme. Elle est pas belle, la vie ? Démissionnez, devenez tous banquiers ! Un métier en or. On ne paye pas sa matière première et on ne peut pas perdre. Ces mecs sont des irresponsables, mais attention des irresponsables qui ont fait de hautes études dans de hautes écoles que la nation subventionne les yeux fermés. Prenez un banquier, adjoignez lui un économiste bon teint et un charlot entrepreneur roi du monde. Déplacez tout ce beau monde dans le désert. Que se passe-t-il ? Au bout de 3 semaines, ils importent du sable ! Pourquoi ? Parce qu'ils considèrent qu'il est plus rentable de sous-payer un serf à 5000 km de là pour ramasser du sable et leur expédier que d'utiliser le sable sous leur nez avec leur propre force de travail. En effet eux, ils sont bien payés (et d'autant mieux qu'ils fixent eux-mêmes leur salaire, ils appellent ça un Comité de Rémunération !) et leur coût horaire de ramassage du sable dépasse et de loin le coût du serf et du transport. La logique financière est de leur côté. Avant eux, les nazis ont utilisé cette logique pour éliminer les inutiles qui coûtent : les vieux, les grabataires, les handicapés mentaux et physiques, les débiles.
L'économie, pseudo science dure, et l'économiste mou du cerveau
Tiens, à propos de débiles, intéressons-nous un court moment à l'économiste de notre petite équipe dans le désert. Quand on lui demande sa profession, il répond : « Économiste ». Sauf que. Sauf que l'économie n'est pas une science exacte, c'est une science humaine et pour un fait constaté vous trouverez autant d'explications qu'il y a d'écoles de pensée dans cette science molle. Et Dieu sait s'il y en a ! Donc demander son avis à un économiste sans lui faire préciser au départ de quelle école de pensée il se sent le plus proche, c'est comme demander à un homme politique ce qu'il pense de tel ou tel projet gouvernemental sans qu'il nous indique à quel parti politique il est encarté. Il y a triche et manipulation de l'opinion. Étonnamment, cela ne vient à l'idée d'aucun journaliste de poser la question. Elle est pourtant primordiale, non ?
La démocratie KO
En conclusion, faites un effort d'imagination. Vous vous levez un bon matin, vous allumez la radio. Le journal ne commence pas par les réactions à un tweet dérisoire d'un insignifiant politique au sujet d'une affaire qui n'intéresse que le milieu médiatique. Vous trouvez cela bizarre et vous précipitez vers la boite à images sur une chaine d'information continue. Celle-ci vous entretient d'un sujet de fond qui excède 10 secondes. Vous tombez des nues. En voilà un changement par rapport au sirop quotidien ! Vous zappez. Pas de bimbo qui vous montre son cul raffermi par la ceinture élastique miracle. Vous zappez. Vous arrivez sur la chaine PPC, Psychologie Pas Chère, en pleine émission rassemblant des publicitaires au chômage échangeant leur déprime. Vous zappez. Vous tombez sur une émission de télé-réalité mettant aux prises, pour la conquête d'une île déserte, notre élite auto-proclamée. Règle du jeu : tous les coups sont permis. Ainsi, un banquier d'affaire s'allie-t-il à un agent immobilier pour chasser un trader qui s'est mis en tête de créer une banque centrale destinée à distribuer du crédit à des agriculteurs OGM. Finaud, le trader s'est adjoint les compétences d'un vendeur de semences hybrides associé à un laboratoire pharmaceutique pour fabriquer l'anti-poison. Malheureusement, un directeur de supermarché reste inflexible quant au prix de sable qu'il a entièrement réquisitionné poussant ainsi le prix de la construction de la banque centrale à des niveaux stratosphériques. On en était là quand tout ce petit monde s'aperçoit qu'il n'a pas bouffé depuis 3 jours car il n'y a personne pour cultiver la terre et fabriquer du pain. Comment vont-ils s'en sortir ? Ah, l'attente est horrible. Vaguement inquiet, vous vous rasez, vous habillez et prenez votre petit déjeuner. Vous sortez de chez vous pour rejoindre votre travail. Tiens, l'agence immobilière a mis la clé sous la porte. La banque a brulé. Et l'hypermarché a été rasé. La journée ne commence pas si mal ! Impossible, dites-vous ? Si vous répondez oui, alors il vous faut poser la question : « Mais à quoi ils servent, ceux qu'on a élus ? ». Fin de la démocratie par KO et victoire des tartuffes.
[1] Le terme assouplissement quantitatif, traduction de l'anglais quantitative easing, désigne un type de politique monétaire dit « non conventionnel » auquel peuvent avoir recours les banques centrales dans des circonstances économiques exceptionnelles, telles que des crises économiques et financières de grande ampleur. Le caractère non conventionnel de ces politiques tient au fait que les banques centrales qui y ont recours n'utilisent pas ou ne sont plus en mesure d'utiliser les outils traditionnels de politique monétaire que sont la détermination d'un taux directeur, qui lui même détermine le taux d'escompte ou le taux interbancaire et les réserves obligatoires des banques commerciales auprès de la banque centrale, et la manipulation de la masse monétaire au travers d'opérations d'open market. En particulier, l'assouplissement quantitatif consiste généralement en une expansion du bilan de la banque centrale au travers de l'acquisition d'actifs qui peuvent être des titres de créances obligataires, ou des actifs plus risqués comme des dettes dites d'agences, ou des titres adossés à des actifs comme des titres hypothécaires.
Source Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Assouplissement_quantitatif
[2] « Quand T'es Dans Le Désert », paroles de Jean-Patrick Capdevielle
[3] Premières poésies, la Coupe et les Lèvres. Alfred de Musset
[4] Très exactement : "Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera pas élu. Et pourtant, il gouverne. Mon adversaire, c'est le monde de la finance. En 20 ans, la finance a pris le contrôle de nos vies. En une fraction de seconde, il est désormais possible de déplacer des sommes astronomiques, de faire tomber les banques. Les G20 se sont succédé sans résultat tangible. En Europe, seize réunions de la dernière chance n'ont jamais rien donné. Les banques, sauvées par les États mangent la main de ceux qui les ont nourri. Ainsi la finance s'est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle."
[5] Revenu moyen d'un trader en France en 2013 : 1 million d'euros. La nuisance sociale, ça paye.